Discours

Congrès de rentrée du PS - Intervention au nom de la Fédération de Verviers

Congrès national – Tubize – 5 octobre 14 Intervention d’André FREDERIC, Député fédéral Très chers Camarades, Je voudrais tout d’abord vous adresser chaleureusement le salut fraternel des socialistes de la Fédération de Verviers. Président, Camarades, Nous avons évidemment analysé en profondeur les résultats des derniers scrutins dans notre arrondissement. Il nous faut bien l’admettre, les élections communales de 2012 ont été pour nous difficiles et nous avons perdu des échevins, des bourgmestres dans plusieurs communes et en particulier à Verviers-Ville, chef-lieu de notre arrondissement. Nous avons alors remobilisé les USC avec nos parlementaires, Muriel Targnion, Véronique Bonni et Jean-François Istasse et notre président Claudy Klenkenberg, et nous avons mené campagne sur le terrain avec un résultat en nette progression à hauteur de 25% soit plus 5%, ce qui nous a permis de redevenir la 2e force politique de l’arrondissement. Il reste, bien entendu, un gros travail à accomplir en vue des communales de 2018. Nous avons pour ambition de poursuivre ensemble la modernisation de notre Fédération afin d’y renforcer le débat, de rajeunir les cadres, je pense notamment à la plus jeune Bourgmestre de la Province de Liège Valérie Dejardin, et d’occuper le terrain dans les milieux professionnels, associatifs ou militants. Nous devrons impérativement aussi tenir compte des résultats de mai dernier pour les extrêmes, dans une moindre mesure le PTB qui atteint dans notre arrondissement 4,5% mais surtout le score des populistes du Parti Populaire qui flirtaient avec les 10%. Et leur démagogie continue à faire des petits puisque le MR de Verviers reprend à son compte les mêmes solutions simplistes pour affronter les problèmes importants de notre société. Notre responsabilité politique sera, demain, d’oser aborder ces problèmes de société, de se positionner clairement, sans ambiguïté mais sans sombrer dans les discussions du café du commerce. Mes très chers Camarades, Les Socialistes verviétois se déclarent également heureux de la mise en place rapide des gouvernements Wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles même si d’aucuns regrettent que nous ayons laissé l’enseignement au monde chrétien. Nous savons qu’André Flahaut sera vigilant au niveau budgétaire, qu’il fera physiquement tout son possible pour contenir Joëlle mais nous nous permettons d’insister pour que l’enseignement officiel reste notre priorité. 1 Lors de la visite de notre président Elio à Verviers et encore ce mercredi lors d’un Comité fédéral élargi aux Elus, nos Camarades ont exprimé leurs craintes quant à l’avenir sous un gouvernement « Kamikaze suédois des droites ». Nous avons peur pour les gens, nous avons peur que le catalogue des horreurs qui transpire des négociations en cours devienne, demain, une réalité. Ce gouvernement en gestation va faire très mal aux personnes fragilisées mais aussi à l’ensemble de la classe moyenne et c’est bien cela qui nous inquiète aujourd’hui. Nous, nous sommes fiers de notre bilan : notre premier Ministre Elio et les Ministres socialistes sortants ont assumé leurs responsabilités en défendant la cause des francophones. Nous nous permettons d’avoir un doute quant aux capacités qu’aura, demain, petit Charles pour défendre, poitrail au vent, les Francophones de Wallonie et de Bruxelles face à l’ogre d’Anvers. Et nous sommes convaincus aussi que ce dernier continuera, dans l’ombre, à tirer les ficelles du théâtre de marionnettes gouvernemental avec pour objectif la scission de la Belgique. Mes très chers Camarades, Sachez que les militants socialistes de Verviers sont, dès à présent, mobilisés avec les parlementaires, avec nos Camarades de la FGTB et de Solidaris, pour faire barrage à ce projet de société qui va nous ramener à une époque que l’on croyait révolue. Je voudrais terminer cette intervention par deux courtes réflexions. Notre Parti a assumé ses responsabilités à tous les niveaux depuis 25 ans. Nous avons dû composer avec d’autres familles politiques qui ne partageaient pas automatiquement nos valeurs et nous avons, malgré tout, fait progresser notre société belge dans un contexte international souvent insupportable. Nous continuons aujourd’hui à faire en sorte que la Région wallonne, la Région Bruxelloise et la Fédération Wallonie-Bruxelles puissent poursuivre leur développement au profit de l’ensemble de leurs habitants. Nous sommes convaincus que nous devons, au niveau du Parti, mettre à profit les quelques années d’opposition qui se profilent au fédéral pour redéfinir notre projet de société pour les décennies à venir et retravailler en profondeur, sur le terrain, les valeurs fondamentales qui ont traversé notre histoire, celles de l’égalité, de la fraternité et de la liberté mais surtout de la solidarité. Deuxième et dernière réflexion : je constate aujourd’hui que les médias hésitent sur le terme approprié pour désigner le gouvernement en gestation : « la kamikaze », « la suédoise » ou mieux encore « le gouvernement de centre-droit ». A lire la presse ces derniers jours, on finirait par nous faire croire que le CD&V est à gauche et que Marianne Thyssen est la « Che Guevara Girl » de la Commission européenne. 2 Je vous le dit très clairement, un gouvernement qui veut réduire les pensions, c’est un gouvernement de droite, un gouvernement qui veut faire un saut d’index, c’est un gouvernement de droite, un gouvernement qui veut réduire la norme de croissance des soins de santé, c’est un gouvernement de droite, un gouvernement qui veut imposer le travail forcé plus les demandeurs d’emploi, c’est un gouvernement de droite, un gouvernement qui veut saborder le droit de grève, c’est un gouvernement de droite ! Alors, Camarades, l’heure est à la mobilisation. Nous allons combattre cette politique des nantis ! Je vous remercie ! 


1er Mai 2015

A l'occasion du 1er Mai de la Fédération verviétoise du PS, je me suis exprimé sur les enjeux de la situation politique actuelle ainsi que sur les fondements de cette journée particulière pour tous les progressistes. Je vous invite à lire l'intergralité de mon intervention ou à découvrir le reportage de Télévesdre.


A l'occasion du 1er Mai de la Fédération verviétoise du PS, je me suis exprimé sur les enjeux de la situation politique actuelle ainsi que sur les fondements de cette journée particulière pour tous les progressistes. Je vous invite à lire l'intergralité de mon intervention ou à découvrir le reportage de .

 

Intervention complète : 

 

 

Colloque Hépatite C

L'association CHAC a organisé au Parlement un colloque avec pour thème l'hépatite C. En tant que membre de la Commission de la Santé, je suis intervenu au nom du Groupe PS.


L'association CHAC a organisé au Parlment un colloque avec pour thème  l'hépatite C. En tant que membre de la Commission de la Santé, je suis intervenu au nom du Groupe PS.

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1er Mai 2016

Ce dimanche, j'avais le plaisir d'intervenir à la tribune du 1er Mai à Verviers. Découvrez mon discours.  


Découvrez mon

Congrès de rentrée du PS -

Discours d’Elio Di Rupo, Président du PS (Soignies - 2 octobre 2016)


Chers Camarades,
Chers Amis,

Bonjour et merci d’être là.

Je souhaiterais dédier ce Congrès à tous les travailleurs qui perdent leur emploi suite aux annonces désastreuses qui se sont multipliées ces derniers jours.

Remerciements

Merci à Fabienne et nos amis de la fédération de Soignies.

Permettez-moi de remercier aussi les quatre intervenants qui se sont succédé ce matin à la tribune : Pierre Cools, Arnaud Zacharie, Pascale Thys, Pierre Larrouturou.

Je voudrais également saluer nos ministres et parlementaires.
Vous l’avez vu, là où le PS est dans les gouvernements nous marquons la différence,
• en Wallonie avec Paul (Magnette), Jean-Claude, Paul (Furlan), Eliane, Christophe,
• à Bruxelles avec Rudi et Fadila,
• à la Fédération Wallonie-Bruxellesavec Rudy, Jean-Claude, Rachid, André et Isabelle
• et en Communauté germanophoneavec Antonios.

Il n’y a pas photo : contrairement aux autres, les gouvernements avec les socialistes refusent l’austérité.
Ils placent la solidarité, la justice sociale et l’égalité au cœur de leurs actions.

Au Parlement fédéral, sous la houlette de Laurette, c’est une opposition vigilante et constructive qui nous anime.
Laurette et tous nos amis parlementaires veillent en particulier à protéger la Sécurité sociale et à proposer une alternative crédible.

L’action gouvernementale et parlementaire du PS souligne le sens aigudes responsabilités qui nous caractérise.
Nous ne faiblissons pas face aux difficultés.
Le sérieux est notre marque de fabrique.

Le Parti Socialiste est un repère et un guide précieux face aux incertitudes.
Dans un pays comme le nôtre, il est le garant d’un avenir serein.

Les entreprises à co-décision

Mes chers Camarades,

La solidarité est au cœur de notre action.
Solidarité, justice sociale et égalité, voilà les ingrédients de la recette socialiste.
C’est pour nous une manière d’être et d’agir.

La fermeture de Caterpillar révèle qu’une nouvelle fois, les travailleurs sont les victimes de la recherche effrénée du profitmaximum.
Une nouvelle fois, l’appât du gain conduit à détricoter, à démanteler, à délocaliser, au risque de briser des vies.
Une nouvelle fois, le mépris desactionnaires et dirigeants des multinationales à l’égard des travailleurs s’étale au grand jour.

Une nouvelle fois, nous avons la démonstration qu’une seule règle guide aujourd’hui les multinationales : le fric.
Toujours plus de fric, encore plus de fric.

Mes chers Amis,

Notre Chantier des idées a pour vocation de mettre en avant de nouvelles réponses du PS face aux enjeux actuels.
Il a aussi pour vocation de proposer un nouveau projet de société vers lequel peuvent converger les progressistes.
Un projet qui trace la voie à suivre pour les années à venir !
Une des propositions du Chantier des idées concerne la place des travailleurs dans la gestion de l’entreprise.

Pour que la société soit plus vivable, plus équilibrée, il est vital de reconnaître aux salariés la place centrale qu’ils occupent au sein de l’entreprise.

Le PS veut insérer dans notre droit une nouvelle forme d’entreprise :

une « entreprise à co-décision » qui accorde autant de pouvoir aux travailleurs qu’aux actionnaires ;

une entreprise qui soit véritablement codirigée par un conseil d’administration et par un conseil des travailleurs.

Bref, une entreprise qui place les gens avant l’argent.

Toutes les décisions de la vie de l’entreprise devront obtenir l’aval tant du conseil d’administration que du conseil des travailleurs.

Cette forme d’entreprise à co-décision viendrait utilement compléter le panel de sociétés existant dans notre droit national.

Le PS entend ainsi offrir une nouvelle alternative au capitalisme et à la vision ultralibérale de l’économie.


La protection sociale des indépendants

Chers Amis,

La frontière entre un emploi salarié et un emploi indépendant tend à s’atténuer.

De nos jours, les travailleurs changent souvent de fonction et de statut.

De très nombreux indépendants sont tributaires du pouvoir d’achat des citoyens.
Beaucoup d’indépendants dépendent de l’environnement immédiat dans lequel leur activité commerciale est implantée.
Certains salariés multiplient les temps partiels et ont plusieurs employeurs simultanément.
D’autres se voient contraints de compléter leurs revenus par une activité d’indépendant complémentaire.

La protection sociale du 21e siècle, telle que le PS la conçoit, est une protection sociale qui accompagne le travailleur tout au long de la vie ; qu’il soit travailleur salarié, fonctionnaire, ou travailleur indépendant.

Pour le PS, les travailleurs indépendants doivent bénéficier, comme les travailleurs salariés, d’une protection sociale lorsqu’ils perdent leur emploi.

Cette protection sociale doit intervenir si la perte d’emploi est due à des circonstances dont ils ne sont nullement responsables. Je pense par exemple à un indépendant qui tient un snack à côté d’une usine qui fait faillite.
Ou à certains sous-traitants qui voient leurs carnets de commande se vider d’un coup.

La classe moyenne

Mes Chers Amis,

En liaison avec le soutien aux indépendants, je voudrais rappeler le sens des actions du Parti socialiste.

Depuis sa création en 1885, le PS n’a cessé de travailler à l’émancipation des citoyens.

Nous avons accordé et nous accordons toujours la plus haute importance à sortir les personnes les plus défavorisées ou les plus exploitées des conditions parfois inhumaines dans lesquelles elles évoluent.

Je voudrais profiter de notre Congrès pour rappeler que le PS est également le Parti de la classe moyenne.

Les politiques néolibérales actuelles affectent fortement et durablement la classe moyenne.

Le PS s’oppose à ces politiques.
Le PS, je le rappelle à certains, est le parti des travailleurs.
De tous les travailleurs : ouvriers comme employés ; dans les entreprises, les associations, le secteur public.

A tous ces travailleurs, je dis : « pour vos revenus, pour vos emplois, pour votre qualité de vie, le PS est la force politique qui vous défend le mieux. »

Le PS est un grand parti populaire de Gauche.
Un parti qui a fait ses preuves.
Un parti qui est aujourd’hui le seul parti progressiste de masse à oser assumer ses responsabilités dans les gouvernements.
Parfois, dans des conditions très difficiles, mais toujours avec la volonté d’agir au mieux et de façon juste.

Les Belges peuvent nous faire confiance !

Les agents de la fonction publique

Mes chers Amis,

Je voudrais rendre un hommage appuyé aux agents des services publics.

Je voudrais rappeler que ces agents sont des enseignants, des policiers, des magistrats, des gardiens de prison, des facteurs, des infirmières et infirmiers dans les hôpitaux publics.

Au fédéral, à la Région wallonne ou bruxelloise, en Fédération Wallonie-Bruxelles ou en Communauté germanophone, dans les provinces, les villes et communes, dans les CPAS. Et, j’en passe.

Ce qui me paraît important à souligner, c’est que le travail de ces agents de la fonction publique est fondamental.

Les agents des services publics assurentla redistribution aux citoyens des efforts fiscaux de chacun.
Ils garantissent la neutralité de la fonction publique vis-à-vis de chacun.
Ils rendent la justice, éduquent nos enfants, soignent, assurent la sécurité.

Ce sont eux qui assument les missions que, collectivement, nous confions à l’Etat.
Ce sont eux qui incarnent la puissance publique, neutre et juste envers chaque citoyen.
Ce sont eux qui, quotidiennement, assurent la solidarité entre les habitants de notre pays.

Contrairement à l’idéologie des néolibéraux qui voudraient anéantir le rôle de la fonction publique, le PS réaffirme, haut et fort, son soutien aux fonctionnaires et à tous les agents des services publics.

La réduction du temps de travail

Mes Chers Camarades,

Protéger les travailleurs contre la perte de leur emploi n’est pas tout.
Nous devons aussi améliorer les conditions de travail.

Pierre Larrouturou a, avec brio et sérieux, plaidé en faveur de la réduction du temps de travail.
J’ai également indiqué dans quelques interviews lors de la rentrée politique qu’il s’agissait d’une priorité pour les socialistes belges francophones.
Notre proposition est simple : une semaine de travail de quatre jours, sans perte de salaire pour le travailleur, et avec embauche compensatoire.

Quatre jours/semaine ou quatre semaines sur cinq.
Une foule de possibilités existent.

Avez-vous vu le tollé que cette proposition d’une semaine de quatre jours a suscité auprès des conservateurs de tous poils ?
On se serait cru revenu un siècle en arrière !
« Entrer dans la voie de la limitation du travail, c’est, sans le vouloir, porter une atteinte grave à la prospérité du pays »plaidaient déjà en 1907 les patrons des charbonnages de Charleroi et de la Basse Sambre quand était évoquée la journée de 10 heures.
C’est un discours quasi identique, mot à mot, que tiennent nos opposantsaujourd’hui.

La droite a un siècle de retard !

La semaine de travail a été limitée à 45 heures en 1965, à 40 heures en 1975, à 38 heures en 2003, grâce à Laurette.
Et, tout au long de ces années, la productivité n’a cessé de croître.

A celles et ceux qui critiquent notre ambition, je veux rappeler ceci : il y a actuellement en Belgique 533.000 demandeurs d’emploi.
Pour le PS, ce n’est pas une situation acceptable.
La réduction de temps de travail va réduire significativement le nombre de chômeurs.

Les entreprises en Belgique bénéficient d’une réduction de cotisations sociales qui atteint 14 milliards d’euros par an.
Si nous affections un ou deux de ces 14 milliards à la réduction du temps de travail, le nombre d’expériences pourrait grandement se démultiplier.

Bien entendu, nous ne souhaitons pas pénaliser les entreprises.
Nous proposons donc que, si l’entreprise engage un chômeur indemnisé, l’employeur puisse bénéficier du montant de l’allocation de chômage.

Tant la réorientation partielle des cotisations sociales que le maintien desallocations de chômage au bénéfice du demandeur d’emploi engagé sont des domaines qui relèvent du gouvernement fédéral.
Aussi, nous demandons au gouvernement fédéral de souscrire aux orientationsformulées par le PS et de permettre ainside réaliser la réduction du temps de travail à grande échelle.

La réduction du temps de travail est une vraie vision d’avenir pour la société tout entière.
Les travailleurs actuels bénéficieront de davantage de temps libre, pour eux, leur famille, leurs amis.
Les perspectives d’embauche se multiplieront pour les demandeurs d’emploi.

Je voudrais m’adresser aux sceptiques, aux opposants et aux conservateurs.
Je voudrais leur demander quelle est leur vision d’avenir pour les travailleurs.
Veulent-ils imposer encore plus de flexibilité ?
Veulent-ils provoquer davantage de burnout ?
Veulent-ils donner de nouveaux cadeaux aux multinationales, sans garantie de création d’emploi ?

Pour nous, c’est trois fois non. Le PS entend imposer des solutions sociales ambitieuses.
Et nous le savons : cela prendra du temps.

Nous allons multiplier les projets pilotes et les initiatives locales, comme vient de le faire le Gouvernement wallon à l’initiative de Christophe (Lacroix) pour les travailleurs de plus de 60 ans qui exercent un métier pénible ou le Gouvernement bruxellois, avec Fadila, à Bruxelles Propreté.

Nous allons démontrer, là où nous sommes aux responsabilités, la pertinence et la viabilité de cette idée d’avenir.
Parce que nous savons, dans la droite ligne de ceux qui nous ont précédé, qu’une idée sociale forte et juste triomphe toujours des conservatismes et des privilèges.
C’est la force du progrès.

Pierre (Larrouturou) nous fait l’amitié d’être présent ce matin.
Pierre est l’un des plus fins connaisseurs des mécanismes de réduction du temps de travail.

L’une des personnalités les plus convaincues aussi.
Comme nous, il pense que c’est la voie de l’avenir.
Nos liens sont forts et chaleureux.
Cher Pierre, c’est avec beaucoup de plaisir et d’amitié que je te fais membre d’honneur de notre Parti socialiste !

*** Remise du diplôme de membre d’honneur ***

La gratuité de l’enseignement

Chers Amis,

Au croisement de nos idéaux et de nos valeurs se trouve l’école.

Les enseignants et l’ensemble des équipes pédagogiques accomplissent un travail formidable.
Nous devons les remercier.

La participation des socialistes au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se marque ici aussi.
Le Pacte pour un enseignement d’excellence dessine l’école du futur.
Le Pacte se trouvait dans notre programme électoral.
Nous en avons fait l’élément central de l’accord de gouvernement.
Le Pacte a pour ambition de lutter contre les inégalités.
Il veut offrir aux enseignants les outils nécessaires pour tirer vers le haut chaque élève, d’amener chacun au maximum de ses capacités.

Dépassons l’égalité des chances.
Visons l’égalité des acquis.

En définitive, le Pacte renoue avec ce que l’école n’aurait jamais dû cesser d’être : un ascenseur social.
L’école doit être un lieu de vie qui promeut la solidarité, le mérite, l’égalité.

Nous devons réaliser ces objectifs sans tarder.

S’il est une priorité parmi toutes pour notre parti, c’est bien celle d’aboutir à unegratuité réelle de l’enseignement pourtous.
Le principe de gratuité est inscrit noir sur blanc dans notre Constitution.
Eh bien, appliquons la Constitution.

Bannissons aussi rapidement que possible les frais scolaires imposés aux parents.
Organisons des études dirigées gratuites durant une heure après la fin des cours en primaire.
Concrétisons des expériences pilotes proposant des repas de qualité nutritionnelle à base de produits locaux, à prix modeste voire gratuitement.
Commençons par les écoles en discrimination positive ou celles implantées dans les quartiers où vivent les populations les plus précarisées.

Chers Amis,
Chers Camarades,

Je voudrais encore évoquer avec vous un sujet qui me tient à cœur, en ces temps tourmentés : les relations entre les citoyens et la politique.

Fermer les yeux sur le désamour actuel des citoyens pour la politique serait une erreur, singulièrement pour un parti progressiste aussi important que le PS.

Le phénomène n’est pas propre à notre pays.
Il est européen, voire occidental.
Pour l’instant, les extrêmes attirent.
Pensons à Donald Trump aux Etats-Unis, à Nigel Farage au Royaume-Uni, sans parler de Marine Le Pen en France.
Pensons aussi à l’extrême-droite qui progresse d’élection en élection en Allemagne, au Danemark et en Autriche.
Les exemples sont légion.

S’il n’est pas propre à notre pays, le phénomène des extrêmes politiques n’est pas non plus absent chez nous.

Droiture, sincérité, efficacité, humilité, réalisation d’idéaux, application au quotidien des valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité.
Ce sont là les remèdes socialistes.
Nous devons reconquérir le cœur des citoyens.
A cet égard, la proximité des élus est fondamentale.

Nous devons nous mobiliser sur le terrain. Nous sommes 90.000 membres au PS.
Nous comptons 555 sections locales actives en Wallonie et à Bruxelles.
Quel potentiel de mobilisation !
Bien entendu, chacun doit trouver une forme de militantisme qui lui convient. Certains apprécient de convaincre sur les marchés.
D’autres préfèrent être actifs sur les réseaux sociaux.
D’autres encore s’engagent dans l’organisation de conférences ou de débats.
Toutes les initiatives valent la peine d’être menées.
Pour un militant socialiste, rien n’est plus important que le contact direct avec les habitants de sa rue, de son quartier, de sa commune.

Nous devons renouveler nos modes d’action.

Le militantisme d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier.
Les citoyens s’engagent davantage pour des causes précises, limitées dans le temps.

Nous venons de voir quelques réalisations de l’association Coopso, qui développe des projets coopératifs.
Avec Coopso, nous avons mis en place des achats groupés de fournitures scolaires et des achats groupés d’énergie.
Objectif : renforcer le pouvoir d’achat et démontrer la force de la solidarité.
Nous lançons aujourd’hui même une nouvelle action : l’opération Voisins solidaires.
Il s’agit de créer des liens entre voisins à travers le prêt d’objets de la vie quotidienne.
Au mois de novembre, nous lançons des écoles de devoirs.
Grâce à l’enthousiasme des militants bénévoles, ce ne sont pas moins de dix écoles de devoirs qui viendront ainsi s’ajouter aux écoles de devoirs qui existent tant en Wallonie qu’à Bruxelles.
Et ce n’est qu’un début.

Car nous devons aller plus loin.
Nous allons multiplier les projets collaboratifs, coopératifs et solidaires.

Changer la société, c’est à la fois penser les lois de demain et agir concrètement sur le terrain, pour améliorer la vie au quotidien.


La sécurité et les libertés individuelles

Chers Amis,

Nous vivons des temps économiques et sociaux difficiles.
Les temps sont difficiles également pour nos libertés.
Nos libertés sont mises en péril par le repli sur soi qui tend à se renforcer ces derniers temps.
Je suis horrifié par les paroles de haine qui se déversent partout : en rue, sur les réseaux sociaux, et même au parlement !

Je suis horrifié par les insultes racistes qui s’expriment désormais sans retenue. « Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » disait Mandela.

Kody, tout à l’heure, a mis en avant ce phénomène, avec la verve, la finesse et l’humour qui le caractérisent.

Dans les temps difficiles, certains se laissent séduire par le populisme facile, par le rejet de l’autre.
Dans ces temps difficiles, les Socialistes ont toujours eu un rôle à jouer.
Un rôle de pédagogie.
Il nous appartient d’expliquer et de démonter les faux arguments.
Il nous appartient d’aller sur le terrain, à la rencontre des publics vulnérables.
Il nous appartient de convaincre, chaque jour, qu’un tous ensemble vaut toujours mieux qu’un chacun pour soi.
Cette mission est celle de chaque militant socialiste.

Nous agissons aussi dans les gouvernements.
Le cours de citoyenneté est un acquis récent important du PS, au terme d’une lutte de deux décennies.
Ce cours de citoyenneté devra lui aussi sensibiliser nos élèves à ces réalités et à la complexité du monde actuel.
Rudy et toute l’équipe PS à la Fédération Wallonie-Bruxelles veilleront à sa mise en œuvre optimale.
Isabelle lancera aussi très prochainement une vaste campagne antiracisme, destinée à déconstruire les clichés et renforcer le vivre-ensemble.

Mes chers Camarades,

Les atroces attentats de Paris, de Bruxelles, d’Orlando, de Nice, d’Istanbul ou encore de Bagdad ont offert un champ inespéré à ceux qui veulent porter atteinte aux libertés individuelles.

Il en est par exemple ainsi de ceux qui, en Belgique, veulent priver les citoyens de liberté sans contrôle d’un juge ou ceux qui demandent la création de tribunaux d’exception, comme aux plus sombres périodes de l’Histoire.

Pourtant, l’Histoire a démontré que porter atteinte aux libertés fondant l’Etat de droit n’a jamais empêché la violence.

Que du contraire.

La sécurité n’est ni de droite, ni de gauche !
Toute autorité publique se doit de garantir un maximum de sécurité à ses citoyens.

C’est ce que font au quotidien nos 101 bourgmestres socialistes.
Plutôt que de détruire ce qui existe, investissons davantage dans la police et la justice.
Soutenons financièrement, avec vigueur, ces services publics qui garantissent le respect des droits de chacun.
C’est essentiel pour sauvegarder notre démocratie.

Et, soyons vigilants, chers amis.
Réduire les libertés individuelles n’empêchera jamais un attentat.

Porter atteinte à notre mode de vie, c’est précisément faire gagner ceux qui misent sur la terreur.

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre » affirmait le troisième Président des Etats-Unis Thomas Jefferson.

Dans un pays démocratique, il est des valeurs sacrées.
Dont celle de liberté.
Et, au PS, notre message est clair : pas touche à nos libertés.

Mes Chers Camarades,

J’en termine.

C’est vrai, les temps sont durs. Les défis sont nombreux.

Mais permettez-moi de me montrer optimiste.

Quand je vois la mobilisation citoyenne contre le TTIP,
quand je vois les projets de réduction du temps de travail qui se concrétisent,
quand je vois les initiatives qui se multiplient sur le terrain ,
quand je vois l’utilité sociale des progrès technologiques,
quand je vois la vitalité des propositions que nous pouvons formuler ensemble,
je suis confiant.

Confiant dans le rôle proactif, pionnier et positif que les Socialistes entendent jouer dans notre société.

Parce que oui, Mes Chers Camarades, c’est quand les temps sont durs et les défis nombreux que le socialisme s’avère indispensable.
Il est le garant de l’égalité, de la liberté, de la solidarité.
Le PS est là pour rassurer, pour protéger.
Le PS est là pour proposer.

Notre parti est en marche.
Il innove.
Je vous donne rendez-vous dans quelques mois, pour vous présenter le résultat du vaste processus de réflexion qu’a été le Chantier des idées.

Dès à présent, je vous invite à vous engager, à militer, sous toutes les formes possibles et imaginables.
Je vous invite à convaincre, à chaque coin de rue, et à agir tous les jours pourconstruire une société plus juste, une société plus solidaire, une société libre.

Vive le socialisme, vive le PS, vive ses militants !

Colloque secte - Bruxelles - 22 octobre 2016

A l'initiative de la Fédération du PS de Bruxelles, j'ai participé à un colloque sur les dérives sectaires. Mon interview à lire dans la DH.


 

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1er Mai à Verviers

Ce lundi matin, j'avais l'occasion de m'exprimer à l'occasion des festivités du 1er Mai organisées par la Fédération verviétoise du PS. Je vous invite à découvrir mon discours.


Congrès extraordinaire du PS

J'ai présidé le Congrès statutaire du PS ce 2 juillet où les 14 fédérations ont pu présenter leurs priorités pour améliorer l'éthique et la gouvernance dans notre pays.


J'ai présidé le Congrès statutaire du PS ce 2 juillet où les 14 fédérations ont pu présenter leurs priorités pour améliorer l'éthique et la gouvernance dans notre pays.